Les cinq titres de 2019

Finntroll (folk-metal, Finlande).\r\rFestival Octopode 2019, 24 août 2019. \r\rPhoto: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Salut à toi, jeune, moins jeune, etc!

2019 se termine. Je dois dire que je ne suis pas mécontent que cette année soit finie. Même si on ne fait changer que de chiffre, cela reste une sorte de symbole, comme si une renaissance nous est accordée pour accomplir de nouveaux objectifs, challenges, projets, appelle cela comme tu veux. Ce sera certainement mon dernier billet de l’année. Et donc pour clôturer 2019, on le fera en musique.

Je vais te partager ici les cinq morceaux que j’ai écouté le plus cette année. Il y a du vieux comme du neuf. Mais durant ces derniers mois, la musique m’a beaucoup aidé. Attention, cependant, ce ne sont pas des morceaux spécialement joyeux, mais la note finale te laissera apercevoir, j’espère, une petite pointe d’espoir.

Hating, KoRn.

Lors des ces mois d’errements, je me suis rendu compte qu’un des problèmes majeurs qui me rongeait était ma relation conflictuelle avec mon père depuis ma plus tendre enfance ainsi que, plus tard, sa famille. Ce morceau représente bien les sentiments que j’éprouvais, de mes doutes de continuer à écrire surtout quand on te descend dans le dos…

The Reincarnation of Benjamin Breeg, Iron Maiden.

Qui est donc cet homme ? Il y a des tas de rumeurs à son sujet, sur le net, sur le personnage de cette chanson. Cependant, cet homme semble souffrir d’un perpétuel enfer, et demande de l’aide, qu’il veuille rejoindre les étoiles, aller vers un monde meilleur (même s’il y a un aspect très chrétien dans le morceau, cela n’en reste pas, selon mon interprétation perso, le message principal. Dès que mon anxiété est revenue me ronger, cette chanson est passée presque tous les jours.

That’s my Jam, Skindred.

Alors, là, je dirai que c’est plutôt ma découverte de l’année. Je ne connaissais pas du tout ce groupe avant de les voir en avant-première de Disturbed. J’ai tout de suite adoré le style musical de ces sacrés lurons et l’ambiance que le chanteur met en concert m’a tout simplement bluffé. Et depuis, pour me donner la pêche le matin, un petit coup de that’s my jam avant de rentrer au boulot. Prends le temps de regarder le clip, il est assez amusant.

Only When I sleep, unplugged, The Corrs.

Encore un vieux morceau, me diras-tu. Je ne m’étendrais pas dessus, là, c’est le jardin secret du Greg.

A reason to fight, Disturbed

Bien sûr, on garde le meilleur pour la fin. Et ici, je vais te parler du moment qui m’a le plus ému cette année. Ma compagne m’avait offert des tickets pour aller voir Disturbed, l’un de mes groupes préférés, que je n’avais encore jamais vu. Ils faisaient la tournée pour leur nouvel opus, que j’avais à peine pris le temps d’écouter, à force de passer en boucle « Benjamin Breeg ». En plein concert, la salle tombe dans le noir absolu, et l’écran géant se met à afficher un message en français :

Notre monde est en proie à une épidémie
Par une maladie sans pitié
Les démons connus sous le nom de dépendance et de dépression sont bien réels
Et ils ont revendiqué beaucoup trop de ceux que nous aimons, bien plus tôt qu’ils auraient dû nous quitter
Ceux qui sont toujours avec nous mènent une bataille qu’ils mènent au quotidien pour garder ces démons à distance
A nous de leur montrer qu’ils ne sont pas seuls
Qu’ils n’ont pas à avoir honte
Que nous comprenons et que nous nous battrons avec eux et pour eux

Ensuite s’affiche les numéros des services de prévention suicide et d’infordrogues luxembourgeois (le concert était sur place). David se met à parler, à expliquer qu’il en a assez de voir ces amis partir trop tôt tant ces démons sont omniprésents dans notre société. Et il demande à l’assemblée que chaque personne souffrant d’une de ces afflictions ou connaissant des personnes dans le même cas de figure de lever la main. Presque toute la salle a montré sa petite mimine. Ce fut la première fois que j’ai pleuré à un concert. Et puis est venue la chanson qui accompagne le discours.


Je viens de te mettre la version originale en premier, celle sans fioriture. Mais j’aimerais que tu regardes la version live où tu pourras t’imaginer ce que j’ai vécu en concert. Disturbed a lancé avec cette vidéo une campagne « You are not alone » aux alentours du show. Je t’invite à aller jeter un coup d’œil, et de faire comme moi sur la majorité de tes réseaux sociaux : changer ta photo de profil en y ajoutant le « you are not alone ».  (site: http://youarenotalone.disturbed1.com/ )

(et alors indice, de cette chanson découle mon premier tatouage (eh non, toujours pas de photo!!!)

Sur ce, parce que ce sont les fêtes, qu’on ne va pas rester sur une note trop triste, je vais te mettre ci-dessous une dernière petite chanson. Un chant de Noël, un vrai, comme on en fait plus pardi! Je te souhaite une bonne année et te dis à l’année prochaine!

Image de Stéphane Gallay sous licence CC BY
Les musiques sont la propriété de leurs auteurs respectifs.

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