Mes petits conseils pour écrire « en série » sur le web

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Je me suis dit que cela ne serait pas plus mal de faire un petit pense-bête pour l’écriture de série sur le web. Tout d’abord, pour garder certaines idées en tête (parce que oui, tête en l’air comme je suis, faut bien garder les aides mémoires quelque part), mais je me dis que cela pourrait peut-être être utile à d’autres. Donc voilà, ce petit billet est sans prétention, je ne suis pas un ultra pro de la mort qui tue de la série non plus ! Ce sont juste mes petites idées sur le sujet.

1. Pas trop court, pas trop long. J’essaie toujours que les épisodes tiennent entre 1000 et 1500 mots. Il arrive que je dépasse un tout petit peu, mais j’essaie que les idées que je souhaite développer dans l’épisode restent dans cette tranche-là.

2. Une scène par épisode. Chaque épisode est en réalité ce que j’appelle une scène. En fait, c’est inspiré des techniques de l’art du conte, un système de jeu de rôles développé par White-Wolf. Une scène doit apporter une idée, une information propre et tout tourne autour de cela. Inutile donc d’en rajouter des tonnes, sinon vous allez vous éparpiller et vite dépasser les 1500 mots.

3. Finir par une accroche. Toujours finir l’épisode par une accroche, comme si on laissait quelque chose en suspens. D’ailleurs si vous regardez bien les séries télévisées, vous verrez qu’un épisode finit de la même manière. Ça donne envie d’en savoir un peu plus, et on attend la suite avec impatience. Donc oui, c’est normal si John ouvre une porte à moment fatidique et que l’épisode se termine ! C’est juste l’esprit sadique des scénaristes pour vous faire poireauter et être sûr que vous reviendrez !

4. Ne pas poster qu’à un seul endroit. Ne postez pas votre série uniquement sur votre blog, mais à plein d’endroits sur le net. Cela pourrait vous permettre d’avoir des retours, des corrections,… plus facilement. Il y a Wattpad qui est conçu dans ce but là, mais vous pouvez aussi jeter un coup d’œil sur Scribay, qui est encore en développement mais qui propose déjà beaucoup de choses ! (et les concepteurs en plus sont super sympa et pro-actifs).

5. La régularité. Alors je vous vois tout de suite venir avec vos gros sabots, en me disant: « moi, parler de régularité ? » Je sais qu’en ce moment, je ne suis pas régulier pour un sous, et ce pour des tas de raisons, mais ce n’est pas la raison de ce billet. C’est donc normal qu’il soit bien en évidence sur ce petit pense bête. Donc oui, publiez de manière régulière, à une fréquence définie. Vos lecteurs sauront que le mardi à minuit trois et 17 secondes un nouvel épisode sera disponible. Et puis, c’est une bonne discipline, non ? (oui Greg, tu en as bien besoin !)

6. Lisez d’autres séries et échangez avec leurs auteurs. Lire d’autres séries, c’est voir comment d’autres agencent leur travail. Et échanger avec eux, prendre des idées, c’est enrichissant et permettra aussi de s’améliorer (et là aussi, en ce moment, le temps manque un peu, mais je dois dire que ça en vaut le coup ! )

7. Mettez votre série sous licence Creative Commons ou Art Libre. Ben oui, ce n’est pas cool de voir quelqu’un faire une spin-off, une histoire dérivée, une fan-fiction de ce que vous faites ? Lachez votre histoire dans la nature, afin que vos personnages puissent vivre encore plus longtemps et plus loin !

8. Arrêter de faire des listes et commencer à rédiger. Parce que sinon, on n’avance pas !

Ce texte vit grâce à vous. N’hésitez pas à me soutenir, via un Prix Libre, selon votre choix et de le partager autour de vous.

Image de OuadiO sous licence CC BY-NC-ND

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4 Commentaires

  1. Pour le point 4, c’est moi ou tu essayes de dire exactement le contraire de ce que tu écris? 😉

  2. Article intéressant et motivant. Mais chez moi, il y a toujours ce cruel dilemme que je n’arrive pas à départager. Une opposition entre l’envie de partager mes créations en Creative Common, et l’espoir d’en retirer, un jour, un bénéfice plus substantiel.

    • Hello,

      L’un n’empêche pas l’autre 😉 Ce n’est pas parce qu’une oeuvre est mises sous creative commons que l’on ne peut pas faire de l’argent avec. C’est juste que l’on donne des droits supplémentaires, par rapport à un vieux copyright périmé. (et cela n’empêche pas de donner, via un don, un Prix Libre, etc…) Donc pour moi, la question ne se pose pas 😉

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