Régime express à la sauce Greg!

Bien le bonjour ou le bonsoir mes chers lecteurs !

Les fêtes  de Noël approchant, je vois déjà certains d’entre vous paniquer à l’idée de poser le pieds sur votre balance et de voir cette petite aiguille bouger un plus vers la droite que d’habitude. Je connais cette angoisse qui vous taraude, de voir cette petite brioche à la hauteur de votre ventre  prendre forme Donc, dans mon infinie bonté (ou peut-être dans une forme certaine de sadisme, vous l’aurez compris, aujourd’hui nous allons parler… Régime ! Mais pas n’importe lequel. Je ne vais pas vous vendre de pilule miracles, mais simplement donner ma méthode miracle, qui marche à tous les coups !

Alors, n’en déplaise à nos chères papilles gustative, il n’est nul question de faire un régime à base de chocolat (parce qu’après, faut bien l’avouer, l’état de nos dents laisse à désirer et j’ai plutôt tendance à fuir le dentiste comme la peste). Je peux de toute façon confirmer, recevant beaucoup de ces divins délices de la part de mes clients, que la méthode « chocolat » a plutôt tendance à produire l’effet inverse que celui escompté. Cependant, je vais bel et bien vous parler d’un régime express, absolument pas contraignant (enfin, si, un peu, parce que vous ne bougerez pas beaucoup). Mais, en tout cas, perte de kilos garantie en claquant des doigts! Vous avez vu, n’est-ce pas, que sous mes airs sadiques, Le Grand Seigneur Greg, bon prince, pense à vous et votre santé !

Je tiens cependant à vous avertir quelque peu. La méthode qui va suivre risque d’effarer, choquer ou effrayer nos amis les vegans, les fins gourmets, les as de la fourchette et nos amis de la fraîcheur.

Phase I : la préparation

Avant de se lancer dans ce régime express à la sauce Greg, il vous faudra vous préparer quelque peu. Oui, il vous faudra être observateur et faire des choix. Être patient, discret, pour bien repérer sa proie, pour mieux fondre dessus. Ok, je vous ai perdu. Bon, comme vous n’avez pas l’air d’être très fute-fute, je vais traduire pour vous.

Repérez un snack, pas trop loin de chez vous. Éliminez déjà toutes les friteries bon chic, bon genre, où Monsieur Propre a tendance à passer la serpillière plus vite que son ombre. Non, choisissez un grec, ou un turc, pas très propre. Si d’ailleurs vous remarquez qu’entre deux clients, il sort pour trifouiller le moteur de sa vieille guimbarde (et qu’il ne se lave pas les mains entre les deux, cela va de soi), n’allez pas plus loin vous avez trouvé. Repérez bien aussi qu’il ne change pas régulièrement l’huile de friture. C’est très très important. Du genre qu’il la change juste avant d’ouvrir son bouge et qu’il n’y touche plus de la journée. Essayez de regarder aussi la consommation de sauce des clients, principalement sur les tords-boyaux et crache feu (traduction, encore : la sauce ultra piquante). Si la sauce est peu consommée par les clients, il se peut qu’elle traîne là pendant des mois, dépassant de ce fait sa date limite de consommation. Une fois que votre cible rencontre tous les critères requis, passez à la phase suivante.

Phase II Ingurgitation et élimination

Maintenant, il est temps de passer à l’action. Pointez-vous une fois que le rush du soir est passé, que l’huile de notre charmant bonhomme aux mains pleines de cambouis, aie bien macéré dans les frites et autres fausses viandes industrielles bien grasses. Repérez la viande qui vous semble la moins fraîche et commandez un dürüm (ou kebab ou mitraillette selon votre région) avec elle. Le tout accompagné de la sauce tord-boyaux/crache feu et d’une bonne dose de frites.

Ne mangez pas sur place. Rentrez chez vous déguster ce met hautement calorique. Et savourez-le. Imprégnez-vous de chaque bouchée, retenez bien le mélange des saveurs qui émoustillent votre palais. Profitez bien du plat. Vous en aurez bien besoin.

J’ai oublié cependant une petite chose : avant de vous lancer dans l’opération, prévoyez une chambre à part pour la personne qui partage votre couche (en fait non, autant lui partager votre si belle expérience, elle n’en vous sera que plus que reconnaissante).

Vous n’avez plus qu’à attendre. Il ne vous faudra pas des heures pour que vous commenciez à ressentir les effets de ce régime express. Dès que vous serez couché, votre corps va commencer à propulser du méthane à tout-va. Pas de panique, c’est normal. Votre corps travaille et commence à éliminer les toxines. Cependant, prévoyez un masque à gaz (vous comprenez pourquoi je vous avais dit d’éloigner votre comparse?). Ensuite, vous commencerez à ressentir quelques petites crampes au niveau de l’estomac. Pas de panique, c’est toujours normal. L’effet secondaire, à ce stade, est que vous ne dormirez plus, ou d’un seul œil, et commencerez à envier votre partenaire qui a le nez bouché et dort d’un sommeil bien paisible.

Les choses sérieuses ne commenceront qu’au petit matin, lorsque votre réveil naturel se mettra en action (traduction pour ceux qui n’ont pas lu « une journée type d’un père au foyer » : votre charmant bambin qui court dans votre lit, éructe de sa plus belle voix « sauter sur papa » et se laisse tomber de tout son poids sur votre bidon). Il n’en faudra pas plus pour activer les mini-gnomes dans votre estomac. Ils se mettront d’abord à faire du marteau-piqueur sur les parois de votre magnifique brioche et alterneront avec des pogos endiablés du tonnerre de dieu.

Vous voilà fin prêt pour commencer la phase éliminatoire de la coupe mondiale de la graisse. Vous entamerez un sprint endiablé vers un récipient quelconque le plus proche. Vous commencerez par évacuer les restes de la sauce tord-boyaux/crache feu, brûlant tout votre œsophage au passage. Ce ne sera pas suffisant pour stopper la danse endiablée de votre estomac, qui désolé de vous l’apprendre, continuera pendant plusieurs jours. Cependant, prévoyez un bon paquet de BD ou d’autres lectures quelconques, car le reste de la journée se passera sur une petite cuvette pas spécialement très confortable (quoique, vu le temps que madame passe au cabinet le soir, je me demande si ce n’est pas moi qui ai un problème à cet endroit). Et pendant que vous savourerez les aventures de Boule et Bill ou les dernières frasques de Justin Biberon, vos intestins se feront une joie d’évacuer votre surplus sous forme d’un liquide semi-solide très nauséabond.

Vous souffrirez encore deux ou trois jours, vous coupant totalement l’appétit (vous comprenez pourquoi je vous demande de savourer le dernier plat du condamné maintenant). Une fois que les crampes se terminent, pesez-vous. Oui, je vois le sourire sur votre visage suite à la disparition de quelques kilos superflus. Bien sûr, répétez l’opération pour arriver à la masse désirée. Et une fois cette dernière atteinte, appelez les services sanitaires, qu’ils fassent fermer ce bouge.

Bon c’est vrai que l’opération n’est pas très agréable au moment même, mais le jeu en vaut la chandelle. L’avantage, avec cette évacuation express et votre estomac qui vous dit merde, plus besoin, mesdames de vous charcuter avec un bypass.

Moralité de l’histoire : pour perdre du poids, mangez des frites.

PS: je tiens à rappeler que j’aime écrire beaucoup de bêtises et que ce texte n’est bien évidemment pas à prendre au pied de la lettre.

Image de Robert Fischer sous licence CC BY-NC

Ce billet et ce blog vivent grâce à vous. N’hésitez pas à me soutenir, que ce soit avec un Prix Libre, et en partageant ce billet autour de vous. Vous pouvez également me suivre sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook et Diaspora.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.