Facebook m’à tueR: Introduction

Ce billet est la partie 1 sur 4 de la série Facebook m'à tueR

Je suis sur Facebook depuis quelques années déjà. Au début fort sympathique, je me suis mis à détester ce réseau social. Pourtant, je suis toujours dessus, et ce malgré que depuis belle lurette je projette de divorcer de lui. A la base, je voulais juste faire un petit article, mais il y a tant de choses à dire sur ‘Fessebouc’ qu’en fait, ce petit article va se transformer en une petite série. Je tiens néanmoins à préciser qu’une grande partie des textes, dont ce qui va suivre est poussé à l’extrême et quelque peu satirique et sarcastique

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La façon dont j’ai écrit le titre de l’article n’est pas anodine: vous avez très certainement déjà été sur le bébé de Zuckerberg, et constaté certainement avec effroi le taux d’analphabétisme régnant sur ce réseau social. Mais ce n’est pas le plus grave: Lentement, au fil du temps, notre cher Mark nous enfilait pommade et vaseline, le tout accompagné de beaux sourires mielleux. Vous alliez tout lui raconter de votre vie, au grand plaisir de son insatiable voyeurisme. D’ailleurs, en ce moment, il doit certainement s’accorder un petit plaisir solitaire, en se délectant des photos de tante Lulu qui pose en bikini sur la plage.

Facebook adore nous écouter. Il est là constamment, à tendre l’oreille dès qu’il le peut. Que vous soyez sur youporn, entrain de lire un petit blog comme celui-ci, et même il adore lire les sms torrides que vous envoyez à votre copine, copain maitresse ou amant. Il est tellement voyeur qu’il achète les technologies qui permettent un autre système de messagerie, afin de ne pas perdre une miette de la conversation que vous avez avec votre maman, qui n’est pas très contente que vous ayez oublié les tartines qu’elle vous a préparé avec amour pour la journée; et vous le fait bien dire par SMS.

Mais Facebook, en plus, a une très bonne mémoire: même ce dont vous ne vous rappelez plus, par exemple la fête du village à laquelle vous vous êtes endormi dans le caniveau et vous vous retrouvez photographié et tagué sur le réseau par votre copain farceur Marcel. Et oui, le lendemain, lorsque vous avez allumé votre ordinateur et constaté avec effarement que le monde entier a vu que vous étiez entrain de sortir tripes et boyaux sur le trottoir, c’était trop tard! Frénétiquement, vous avez tenté de faire disparaitre cette infamante image, mais notre petit copain Fessie (et oui, c’est comme cela qu’on va l’appeler à partir de maintenant), en a gardé copie bien au chaud, et cela sans que vous puissiez le savoir.

Mais notre copain Fessie n’en est pas pour autant avare en parole: il adore partager! Et oui, notre Fessie chéri a pleins de copains, et il aime partager ce que vous faites avec lui à ses petits camarades: j’ai d’ailleurs pu entre apercevoir une conversation qu’il a eu avec son très grand copain, le nommé Barack il y a quelques jours:

barack-zuckerbergVous voyez, je vous l’avait dit! Zuckie et Fessie, entrain de préparer une gros résumé de vos conversations pour Homie!  Mais Homie ne dispose d’un traitement de faveur, tous les copains de Fessie bénéficient des mêmes services! Pour n’en citer que quelques-uns, nous avons Zynga, Klouty, les services de sondage à deux balles et qui ne veulent dire grand chose,… Tous ces petits amis se sont parés des super jumelles de voyeur X1530 pour scruter moindres faits et gestes et savourer les moindres petits détails croustillants de nos pauvres existences… A suivre.

PS: pour les personnes me demandant continuellement pourquoi je semble tant détester Facebook, que je crache mon venin dessus et que je suis encore dessus, je ne répondrais qu’une chose, qui a été écrite par la fan page d’Edward Snowden, et qui résume le fond de ma pensée:

snowden

Traduction: C’est notre droit d’utiliser Facebook sans perdre notre vie privée. En effet, il est utile et connecte des milliards de personnes à travers le monde. Donc, c’est la plate-forme parfaite pour organiser la résistance contre la NSA et autre service d’espionnage. Alors, pourquoi pas?

Je rajouterais même que ce que je mets sur Facebook fait partie de ma vie publique. Il est utile à mon sens pour s’informer, et partager de l’information. C’est pour moi la meilleure des raisons pour y rester encore quelques temps, même si souvent, cela me pèse de voir tant de bêtises dans mon fil d’actualité. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Vous aimez mes petits articles ou histoires? Vous voulez me soutenir ou me remercier? Choisissez la façon qui vous convient le mieux!

Image de zeevveez sous licence CC BY

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